LES REFERENCES AU SPORT DANS LES ENTREPRISES

Les cadres reconnaissent la figure du "Manager-entraîneur" et la jugent positive

Les deux tiers des cadres, qu’ils pratiquent ou non un sport régulièrement, jugent pertinents de comparer les managers à des entraîneurs. C’est le cas de 69% des cadres qui sont responsables hiérarchiques, contre 56% des cadres experts. En outre, seuls 15% jugent que cette comparaison pourrait avoir des effets négatifs sur le management des entreprises.

mais, concrètement, leurs entreprises mobilisent peu le sport

Si les cadres semblent trouver naturelles les analogies entre le monde du sport et le monde de l’entreprise, leur rapprochement concret est marginal : seuls 18% des cadres indiquent que le sport et ses valeurs sont mobilisés dans leur entreprise.
Les réponses révèlent une certaine subjectivité, les pratiquants et les passionnés de sport étant davantage enclins à répondre par l’affirmative, respectivement 20% et 24%. Ces cadres considèrent donc logiquement de façon très positive cette mobilisation du sport dans leur contexte professionnel.
Quand le sport est mobilisé, c’est essentiellement via le sponsoring sportif, la communication externe, des événements sportifs organisés en interne ou l’encouragement à la pratique sportive (notamment grâce au comité d’entreprise). La mobilisation du sport dans une logique de cohésion d’équipe (séminaires) ou à travers le discours managérial est en revanche beaucoup moins citée.

Un manager sur deux mobilise les références au sport

Si, selon la majorité des cadres, le sport n’est pas mobilisé dans leur entreprise, une proportion non négligeable indique faire eux-mêmes référence au sport dans leur activité managériale.
48% des cadres responsables hiérarchiques indiquent qu’ils mobilisent le sport dans leur management. L’intérêt personnel pour le sport est fortement discriminant. 61% des cadres hiérarchiques pratiquant un sport régulièrement mobilisent le sport dans leur management, contre 34% des non-pratiquants. De
même, 75% des cadres hiérarchiques passionnés de sport utilisent le sport comme référence de management contre 16% des hiérarchiques pas intéressés par le sport. Mais pour les trois quarts des cadres hiérarchiques, la mobilisation du sport dans leur management s’effectue avant tout par la mobilisation du vocabulaire sportif dans leur discours. C’est la force symbolique des valeurs associées au sport qui est mobilisée, même si les implications concrètes peuvent être faibles.